Animaux de compagnie : le coup de bluff du gouvernement. 

L’impatience a laissé place à la déception.

Alors que les annonces gouvernementales concernant le plan visant à lutter contre les abandons d’animaux de compagnie étaient attendues avec impatience, les grandes lignes présentées dimanche par Julien Denormandie semblent témoigner du manque manifeste d’intérêt porté à la cause animale et l’absence de volonté de prendre ce fléau à bras le corps.

Quelle déception à l’annonce des principales mesures…

Aucune disposition contraignante, aucune interdiction. Rien finalement si ce n’est la reprise de mesures qui, en réalité, existaient déjà, mais pourtant présentées comme si elles étaient révolutionnaires. 

En premier lieu, alors que les associations, dont Action Protection Animale (APA), militaient avec ferveur pour la création d’un permis pour détenir un animal, le gouvernement s’est rabattu sur ce qu’il appelle « un certificat de sensibilisation » remis à chaque achat/adoption.

Nullement contraignant, il ne s’agit que d’un papier expliquant le coût et les besoins de l’animal acheté/adopté. C’est déjà ça nous direz vous… 

Sauf qu’en réalité, ce document est DÉJÀ obligatoire depuis des années pour chaque achat ou adoptionPas d’interdiction de vente en ligne des animaux vivants, ni des animaleries.

Mais soyons rassurés, une charte (par définition non contraignante) sera mise en place entre l’état et les sites de petites annonces comme Le Bon Coin… Elle visera à « dissocier les animaux des biens de consommation et obligera à indiquer certains éléments concernant l’animal ». 

Sauf que la encore, c’est déjà le cas et les mentions en question sont déjà obligatoires. 

Enfin troisième mesure phare, « l’interdiction de la vente ambulante d’animaux »… Qui est déjà interdite par l’ordonnance du 15 juin 2000 ! 

Bref, à l’annonce de ces mesures, on comprend bien une chose. Le gouvernement n’a pas la volonté de s’investir en faveur d’une meilleure protection des animaux et les associations devront continuer de se battre et de palier les carences gouvernementales en la matière.

Categories: Actualités